Mon premier trail – Les St Cyriennes

Dimanche 4 Décembre, à St Cyr, j’ai couru mon premier trail. Un parcours de 13km exigeant mais pas difficile diront les puristes. Pas besoin de se servir des mains pour progresser sur le parcours ! J’ai pris le parcours Terra Nature du trail des St Cyriennes sous le soleil…

J’ai bien profité sur cette course, un parcours magnifique où on longe le littoral au départ, on arrive rapidement dans la colline pour surplomber la mer, on a longé des vignes, on s’est enfoncé dans les collines…un parcours très vert, très nature comme je les aime et je n’ai pas été déçue !

À 10h00 le départ est donné, une boucle de 2 km sur bitume pour permettre aux compétiteurs de prendre leur place dans le peloton. On arrive ensuite sur de petits passages, je me retrouve dans le gros du peloton, il faut faire la queue pour franchir quelques escaliers, passer une petite cascade naturelle…

Ça casse le rythme au bout de 15-20 minutes de mises en jambes. J’avoue que ça ne me déplait pas, ça permet de récupérer après un départ un peu rapide ! Mais voilà, on perd du temps et surtout ça casse le rythme, on marche à des endroits où on voudrait courir et dés que le flot le permet on court en côte ! arrggghhhh….

Ça m’a achevé…j’ai eu mal au cœur, envie de vomir il me faudra 3 minutes de marche pour récupérer, respirer pour mieux repartir. Je me dis que ça commence mal mais j’ai le mental, le moral, je suis en mode guerrière ! Ça ne fait que 30 minutes…ce n’est que le début !

Une amie du club m’accompagne, elle me propose de rester avec moi tout le long, elle préfère que l’on court ensemble plutôt que chacune pour soi, elle n’est pas là pour faire un temps donc on court ensemble jusqu’au bout ! Encore merci A. car il faut le dire, elle a couru à mon rythme !

On continue à progresser, les paysages et les vues défilent, on profite de notre environnement, il fait beau, tout va bien ! Je me souviens qu’en arrivant devant les vignes, je siffle, mon asthme est en train de prendre le dessus, faut que je récupère. Mon diaphragme est douloureux, j’ai du mal…Même le secouriste qui passait par là s’inquiète en m’entendant respirer, il va me suivre pendant un petit moment de peur de me voir faire une crise ! Mais tout va bien j’ai l’habitude !

On arrive sur la grosse montée…passage très étroit et très escarpé, on se suit en file indienne, là je ne réfléchis plus, je me conditionne : la seule chose à faire est de piétiner et de progresser petit à petit. Il ne faut pas s’arrêter, il ne faut rien lâcher ! Pas la place de s’arrêter et puis si je m’arrête ça veut dire que ceux qui sont derrière moi s’arrêtent aussi…inenvisageable ! Alors je serre les dents et j’y vais…je vois des étoiles, véridique, je suis à l’agonie, mes jambes brûlent atrocement mais il faut tenir. Petit pas par petit pas mais surtout pas de grandes enjambées. Je m’aide des arbres pour monter. Un coureur se met à crier “On n’est pas fatigués !” Je me mets alors à crier comme une dératée “On n’est pas fatigués!” et encore de plus belle, les coureurs se motivent entre eux! J’avoue que cette petite session m’a permis de progresser avec plus de facilité, ça motive.

On arrive en haut, ravitaillement au 7eme kilomètre, j’en profite pour prendre un peu de sucre, je me sens faible! 9a fait 1h que l’on court. Qui dit montée, dit descente!! Allez on y va c’est le moment où je peux accélérer. Mes jambes ont bien chauffé depuis le début, je sens les courbatures mais j’ai encore le mental et surtout j’ai encore du jus !! Tout va bien, on continue à avancer. Par contre à chaque prochaine côte je m’économise, je préfère marcher plutôt que de me mettre dans le rouge, je préfère contrôler mon rythme plutôt que de le voir s’emballer et me faire mal.

Deuxième ravitaillement vers le 9eme kilomètre, je prends encore du sucre et on repart. Le fait d’être en nature me donne de la force, on passe sur des sols bien accidentés, il y a des racines, les grosses pluies d’octobre ont du aussi bien attaquer le terrain ça fait de grosses rigoles, faut bien regarder où on met les pieds mais je me sens à l’aise. En fait je me régale!! Je sais que je suis avec les derniers, vu le rythme général….mais je ne suis pas là pour faire un temps alors aucune pression je continue et j’ai la force d’accélérer, on double quelques coureurs, ça rajoute encore du positif au moral !

C’est la fin, on revient sur la route, ça soulage un peu les jambes mais l’arrivée nous réserve un passage sur la plage de sable ! J’ai l’impression de faire du sur place ! je lève les genoux mais ça fait mal! L’arche d’arrivée est là tout prêt, ça y est c’est fini !! Finalement l’arrivée sur le sable n’est pas difficile car très courte..ça enlève un peu de charme au challenge….(mazo jusqu’au bout!)

Aïe ça pique, ça brûle !! Mais je suis trop contente! 1h47min39sec. C’est pas terrible comme temps mais bon j’ai pas mis 2h! 35min de différence avec la première femme. Je trouve que c’est raisonnable, non? Mais une vitesse moyenne de 6,72 km/h, c’est vraiment pas terrible, c’est de la marche,non?!! et je fais parti des 100 derniers…ça, ça me plait moins !

Bilan : Heureusement que j’avais pris mon camelbak, la prochaine fois j’y mettrais une boisson de l’effort. Petit déj pris à 7h, trop léger pour la course à 10h. J’avais une bonne préparation physique car j’avais encore du jus pour finir cette course (mes sorties de 2h en colline ont été bénéfique). Par contre je dois vraiment gagner en puissance dans les cuisses ! De toute façon je le sais je dois absolument progresser en côte. Une bonne préparation mentale la veille m’a énormément aidé.

J’ai adoré cette course, j’ai pris beaucoup de plaisir à la faire. J’avais le mental du début à la fin. C’est la première fois sur une course que je ne me suis pas dit “je vais abandonner”. Ça fait la différence. Par contre je sens les muscles des jambes très durs et douloureux…je vais déguster ! En effet j’ai tout le corps douloureux depuis 2 jours ! De bonnes courbatures bien profondes mais aucune mauvaise douleur !

Une traileuse est née…mais je me souviens m’être dit quand j’étais au plus mal “Faut vraiment être mazo pour aimer ça, comment peut-on aimer avoir les jambes qui brûlent ?! ”

Réponse : Face aux difficultés on arrive à avancer, on serre les dents, le mental est essentiel. L’idée d’y arriver est telle que la douleur n’y changera rien. Le plaisir de courir dans de tels endroits prend le dessus. L’idée de progression, d’amélioration donne envie de recommencer !

Course bien organisée, bien balisée, merci aux bénévoles présents très sympathiques et ceux présents sur le parcours nous ont bien encouragé. 2 parts de Pizza par coureur, un verre de vin chaud et un café à l’arrivée pour recharger les batteries. C’est pas mal comme formule. Du coup juste un tour de cou en cadeau et un bon d’achat de 15 € à partir de 80 € d’achat chez Endurance Shop à valoir jusqu’au 31 décembre 2011…bof mais bon je ne cours pas après les cadeaux ! Et je préfère manger !!