Mon premier triathlon

dossardJe suis prête à prendre le départ pour mon premier triathlon ! Je suis toute excitée mais surtout stressée car même si je ne suis pas là pour faire un temps, je découvre cette discipline et tout ce que ça implique ! 3 fois plus d’organisations, 3 fois plus d’efforts et puis surtout j’y vais un peu en mode touriste.Une fois arrivée sur le point de départ je récupère mon dossard, ils nous fournissent le bonnet de bain avec le numéro du dossard, une étiquette pour le vélo, une étiquette pour le sac, la puce pour le chrono se trouve dans un espèce de bandeau noir a scratcher autour de la cheville gauche et en cadeau des manchons bras.

L’installation dans le parc à vélo peut commencer….Attention même pour s’installer il faut mettre le casque vélo et le dossard pour y rentrer. Il y a des arbitres officiels de partout, pour tout vérifier. Je vais mettre mon vélo, mon gros VTT à côté de tous ces vélos de route de compétition. Ça en est ridicule !! On sera seulement deux à avoir un VTT, je ne sais pas trop ce que je fais là et ce sentiment va s’amplifier au fil des minutes qui passent, jusqu’au départ ! Soit plus d’une heure en catastrophe ! Je ne sais pas trop ce qu’il faut faire, quels sont les us et coutumes des tri-athlètes ??!! J’ai l’impression de venir faire une exploration dans un milieu qui m’est totalement inconnu ! Alors j’observe et par mimétisme je me prépare petit à petit. Le tri athlète est silencieux, le tri athlète est concentré, le tri athlète est organisé…

Sur cette épreuve on sera 122 participants à prendre le départ dont de nombreux enfants et ado.

triathlon côte bleueJe m’installe tranquillement, j’étale ma serviette au sol, je met le dossard sur la ceinture, je me déshabille pour mettre la combi, je mets mes chaussettes et les baskets par dessus le dossard pour qu’il ne s’envole pas. je sors la bouteille d’eau, je mets le casque à vélo sur le guidon du vélo avec à l’intérieur mon short et débardeur….je vérifie trois fois qu’il ne manque rien ! Tout est en place, il fait froid, il y a du vent, des vagues. Mais qu’est ce que je fous ici (bis #2)

Quelques membres de mon club de course à pied sont bénévoles, de voir des visages familiers me rassurent, je suis à domicile ! Ils m’encouragent et me donnent de la force pour prendre le départ.

triathlon côte bleue9h15, tout le monde est sur la plage, on nous donne les dernières instructions. On doit se placer sous la ligne de départ dans l’eau pour le “vrai” départ. On doit nager jusqu’à la première bouée et la contourner, pour aller ensuite à la deuxième et enfin revenir vers la dernière, un parcours en triangle mais là je réalise qu’il y a une deuxième bouée au large que je ne vois pas car elle est cachée par les rochers et là je me dis que 400m avec ces vagues ça va être l’enfer ! C’est loin, c’est long, c’est le large, je n’ai jamais fait ça, comment je vais faire ?! Qu’est ce que fous là (bis #3). Je me suis entrainée une seule fois à la piscine mais jamais dans de telles conditions…

lili running

 

À 5 min du départ, plus le droit de douter, je me mets en mode guerrière quoi qu’il arrive je peux le faire ! C’est fou toutes ces barrières psychologiques que l’on peut se mettre….

 

 

 

 

départ triathlon

On rentre dans l’eau, elle est gelée, 15° annoncé, c’est super froid. Là aussi, c’est une première de prendre un “bain” par cette température ! La combi protège mais comme c’est une semi intégrale, j’ai les pieds et les mollets qui brulent… (ça durera 1 min)

 

 

9h30 BIP!!! C’est parti, c’est l’agitation, ça bouge de partout on dirait un banc de poisson tout frétillant !! Je commence par le crawl mais très vite je me rends compte qu’avec ces vagues ça devient compliqué, j’alterne avec de la brasse sans complexe, je ne vois presque plus rien, j’ai de la buée dans les lunettes. Un seul objectif : arriver à la première bouée, c’est fait ! Je continue, je persiste, je m’interdis de ressentir quoi que ce soit et de penser à quoi que ce soit. Mon cerveau n’a qu’une seule info à traiter : nager et respirer !  Crawl, j’ai honte d’appeler ça un crawl, je dirai plutôt un allongé de bras gauche et droite avec un peu de brasse. Tellement la mer bouge j’en ai mal au cœur, d’être autant remuée d’en haut en bas, de gauche à droite. J’arrive à la deuxième bouée, ouf c’était le plus difficile à contre-courant. Et là, surprise, un banc de méduses, des grosses avec quatre cercles violets sur le dessus, heureusement ça ne pique pas. Je pousse des cris mais ça n’affole personne !  Moi j’en suis dégoutée, d’avoir criée m’a fatigué ! Je ne vois rien, je n’entends rien, seul objectif sortir de là et rejoindre la plage.

transition triathlonAllez, je me laisse porter par les vagues, allonge les bras droite, gauche, droite, gauche, un peu de brasse et ainsi de suite je me traine jusqu’à la plage car ici pas de sable que des gros cailloux ! (Si, ça, ce n’est pas des conditions extrêmes !!). Ouf suis arrivée, je suis exténuée par cette épreuve morale et physique. Je ne veux surtout pas me retourner, j’ai trop peur de voir que je suis à la fin du peloton. Cette première épreuve est celle que je redoutais le plus. (Dois-je vous préciser que je ne suis pas du tout à l’aise de nager en mer, j’ai peur de cette grande étendue avec toute cette vie à l’intérieur. J’essaie toujours d’apprivoiser cet élément, mais là franchement je me félicite !) Fait en 14min 43 sec.(1,6 km/h)

transition triathlon

 

Je marche et reprends mon souffle tout en enlevant mon bonnet, mes lunettes, le haut de la combi, je cours jusqu’au vélo, j’enlève la combi, j’enfile short, débardeur, chaussettes, baskets, j’attache ma ceinture porte dossard, je mets le casque tout ça en buvant de l’eau et je vais jusqu’à la sortie du parc. Je suis super rapide !

 

 

Et hop, j’enfourche mon VTT et c’est parti pour une boucle de 9,2 km. Je me sens bien, je me sens fraîche, sans jeux de mots car à la sortie de l’eau j’avais chaud ! Allez, je pédale, je connais très bien cette route. Je sais où ça monte, où ça descend. Premier raté : dans la première descente je reste sur le plateau 2 et du coup je ne peux plus pédaler pour avancer. Je ne me ferai plus avoir ! Ça monte, je me mets en petits plateaux et je mouline jusqu’au bout sans difficultés, je double quelques vélos, je n’y aurai jamais cru. On voit passer en sens inverse les premiers…Merde, ils ont vachement d’avance et il y a même des gamins ! Je redoutais le vélo mais finalement ça se passe super bien, je gère bien mes vitesses, je pense à mettre le plateau 3 pour les descentes et ainsi pédaler sans cesse pour ne pas perdre de vitesse. Les encouragements le long du parcours me font trop plaisir, je suis en mode guerrière !! Sur le retour de la boucle je croise donc ceux qui sont dans le sens aller, et il y en a pas mal ! Je n’en reviens pas, je ne suis pas dans les derniers !! 9 km ça passe super vite. Mais malgré tout j’aurai mis 30 min 58 sec. (17,8 km/h) Déçue après coup …

transition triathlon

 

On repasse par le parc vélo, hop il faut descendre du vélo pour pouvoir y rentrer. J’y vais en courant doucement pour me dégourdir les jambes, je pose le vélo, je bois de l’eau et c’est reparti !

 

 

 

lili runningJe fais glisser ma ceinture porte dossard pour qu’il soit devant et non plus derrière comme en vélo. Je ne me pose aucune questions, j’ai juste le sourire, j’avance, je ne calcule rien, ni ma vitesse, ni mon souffle, je mets juste un pied devant l’autre et ça marche plutôt bien ! Je double peu de coureurs et personne derrière moi. Je fais la boucle et accélère sur les dernières centaines de mètres ! 17 min 14 sec. (10,4 km/h)

 

 

lili running

 

C’est déjà fini, 1h03min06sec. C’est passé super vite, d’enchainer ces trois épreuves ne nous laisse pas le temps de réfléchir, ni de se poser des questions…ce n’est pas du tout pareil que de courir pendant 1h. On change d’allure, on change d’équipement. Un triathlon, quoi ! Je l’ai fait, j’ai réussi mon premier triathlon avec un temps tout à fait honorable je suis trop fière de moi ! L’année prochaine je passe sous la barre des 1h !

 

lili running

Je suis dans un état d’euphorie, je suis trop contente. Quel exploit !  Pour moi c’est un exploit dont je garde les traces de ma participation, tel un trophée. C’est ridicule mais je suis tellement contente de moi que j’ai envie que ça dure plus d’1h03 !! C’était Lili Running en mode guerrière du kiff sportif !!

Pour info, le premier a mis 36min36 sec, le dernier 1h13min. Je suis arrivée 18eme féminine sur 25. Et…première de ma catégorie car nous n’étions que 2 en catégorie S2 !! 5 abandons, 1 disqualifié. Ppfffiiiooouuu suis un peu fatiguée rien que d’y repenser et dimanche les 24 km de Millau, olé !!

Article mon AVANT triathlon.

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