Une course à toute épreuve

Je l’ai fait !!
J’ai fait mon premier semi-marathon sur le mythique parcours du Marseille-Cassis. Une très belle épreuve connue pour ces paysages magnifiques, le col de la Gineste, le mur des pompiers et l’arrivée sur le port de Cassis.
Et pour cette 32eme édition la tempête était au rendez-vous mais moi aussi!!
J’ai affronté les éléments, la pluie torrentielle et le vent….
La veille, le doute s’installe, je ne pense pas à la course mais à l’organisation, la tenue, je savais qu’il allait pleuvoir je ne me doutais pas de cette météo tempétueuse. Il fallait prévoir une tenue de rechange et la déposer au camion vestiaire avant 8h30, prévoir une pochette pour mettre mes gels énergétiques, prévoir une belle coiffure qui tient bien, le mascara waterproof, et le sac poubelle transparent pour la final touch tenue spéciale pluie mais fashion!!

Le matin, un bon petit déjeuner mais pas trop lourd, 2 tartines de confiture, 1 tranche de jambon, une demi-barre céréale, un thé et c’est parti.

Le ciel est noir, il n’arrête pas de pleuvoir, j’arrive prés du stade vélodrome, les coureurs sont au rendez-vous, c’est une sac poubelle party !! Je me dis qu’il faut vraiment être taré pour faire ça dans ces conditions mais ce qui me rassure c’est qu’il y ait autant de tarés !!
Je me mets dans la queue pour le départ il est 8h30, il me reste une heure à attendre sous la pluie…

Le sac poubelle protége mais on est déjà tous bien trempé, ils nous tardent de partir pour nous réchauffer.
9h30 : Coup d’envoi, c’est parti !!
J’attaque à une vitesse raisonnable histoire de me réchauffer sans me faire mal, tout se passe bien, les gens sont là pour nous encourager malgré la pluie.
Au bout de 35 min je fatigue, je n’arrive pas à bien respirer, je me sens fatiguée…je décroche un peu
je décroche un peu plus, je marche au bout de 40 min…je n’en reviens pas, je ne comprends pas…. on attaque la côte, je cours, je marche, je cours je marche…je suis dépitée je sais que je dois tout donner mais si je m’épuise maintenant je ne pourrai pas finir la course.
L’ambiance joyeuse, conviviale me motivent, les coureurs m’encouragent pour que je me remette à courir et ça marche, je monte péniblement le col de la gineste et franchi le col au bout de 1h07, je sais que j’ai pris 7 minutes de retard que je n’arriverai pas à rattraper, je me reconditionne phsychologiquement, je profite du ravitaillement pour vraiment récupérer, boire, manger, marcher….et là, je rentre enfin dans la course, ça y est c’est vraiment parti, je me sens légére comme si l’heure d’avant n’avait pas existé.
J’accélére ma foulée et je prends du plaisir, la pluie est battante, on se prend le vent sur le côté, on sent une force qui nous retient mais je suis tellement concentrée et entrainée que je ne m’en rends pas compte, je sens juste la pluie battre mon visage, obligée de me protéger les yeux avec la main pour pouvoir avancer.
Les kilométres défilent sous mes pas, les paysages changent, les groupes de musiques et les spectateurs sont une grande source de motivation, on les remercie, on s’encourage, l’ambiance est folle !!

On arrive à Cassis, la pluie recommence de plus belle, je ne connais pas bien le parcours, je sais que je vais devoir affronter le mur des pompiers et m’économiser, je le passe sans grande difficulté mais j’hésites à accélerer, avec le recul je regrette un peu, j’aurai pu!
Je me laisse porter jusqu’à la ligne d’arrivée, je voudrais bien accélérer mais c’est trop tard et il y a trop de monde, le sol est glissant, il y a trop d’eau au sol, la ligne d’arrivée est là le chrono affiche 2h09.
J’ai réussi !! Je suis tellement fière !! et je profite de ce moment avec un immense sourire…

Là, une seul objectif : récupérer le sac vestiaire pour me changer et me mettre au sec autant dire mission impossible j’y arrive après une demi-heure d’attente dans le vent et sous la pluie. Je me change tant bien que mal et me réchauffe un peu. 
Je suis tellement euphorique, je ne me sens pas fatiguée, je me sens juste bien.

En temps réel, j’ai fait ma course en 2h07min57sec en ayant marché !!
je suis tellement contente je ne suis qu’à 7 min de mon objectif, pour mon premier semi et avec ces conditions météorologiques…peu importe je l’ai fait et j’en suis fière !!

Bon je n’ai pas de photos, mais un petit passage TV lors du direct de la course, un passage sur le col de la gineste, et une photo où l’on me reconnait vaguement parmi la foule (2° fille en bas à gauche avec le maillot jaune!)

Mais les meilleurs souvenirs sont dans ma tête…